L'école
Vers 1640, c’est le curé du lieu qui enseigne à l’école de Serris dans l’unique pièce de son logement. Puis, l’instruction étant un peu plus répandue, on recruta le plus lettré des gens du village. Il y a procès d’installation et prestation de serment. Il fallait passer un examen devant le curé et les notables, écrire bien, calculer, savoir jouer du lutrin, avoir une lus, nettoyer l’église, porter le viatique aux malades (la coutume disparut en 1849) et apprendre aux enfants. Les habitants lui donnaient du pain, du vin, pommes de terre pour l’aider à vivre. Les angélus étaient vers 4 heures le matin du 1er mai à la Saint-Martin et à 8 heures le soir ; de la Saint-Martin à Pâques à 5 heures le matin et 7 heures le soir, et tous les jours à 11 heures le matin. Sonner l’école à 8 heures le matin, 1 heure l’après-midi et la sortie à 4 heures. Tous les jours, exceptés le dimanche et « festes recommandées par le concordat du Pape ». Il pourra donner congé les « jeudy » après-midi de huit en quinze jours. Le premier instituteur (3 juillet 1640) se nomme Hubert de Laon. Copie lui est remise du paiement des familles par mois, pour les enfants qui apprennent autour d’une table unique, assis sur les bancs pour apprendre à lire : 60 centimes ou 12 sols ; lire et écrire 90 centimes ; calcul-grammaire : 1 livre 20 sols.
En 1852 ce sera pour les mêmes points : 1 F, 1.25 F, 1.50 F. En 1856 taux unique de 1.50 F. En 1833, le registre des délibérations indique : traitement fixe compris, rétribution pour éducation des enfants pauvres : 200 livres. Le nombre d’enfants qui reçoivent une éducation gratuite est de 5 (ils sont choisis et désignés par les notables parmi les plus intelligents).
En 1862, le Conseil Municipal décide que l’instituteur ne sera plus clerc paroissial. Néanmoins, il est libre de continuer, mais sans qu’il en résulte de préjudice pour l’école.
En 1880, l’instituteur sera nommé par l’Académie.
En 1879, Jules Ferry, ministre de l’instruction publique, réorganisera l’instruction primaire gratuite, laïque et obligatoire et les fonctions pédagogiques furent indépendantes de l’exercice du culte.
Savez-vous pourquoi on parle de l’école buissonnière ? En 1520, les Réformés (ceux qui se soustraient à l’obédience au Pape) pour soustraire leurs enfants à l’instruction de maîtres catholiques, organisèrent de petites écoles clandestines appelées « écoles buissonnières », parce qu’elles se faisaient souvent en plein air, derrière les haies et buissons…
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