Le train
Un chemin de fer reliait Serris à Lagny d’une part, Villeneuve-le-Comte puis Montcerf plus tard. Établi après enquête, débutant le 1er août 1869 par un projet en vue de l’établissement d’un chemin de fer à traction de locomotive de grande communication de Lagny à Melun.
Le projet reçut avis favorable du Conseil Municipal.
M. des Graviers, Maire de Jossigny, écrit le 29 octobre 1869 « J’ai entendu parler de ce chemin de fer avec wagons de voyageurs, ce qui probablement nous ferait perdre les facilités de la diligence d’une part, et d’autre part, les passages de transports plus ou moins nombreux et favorables au commerce de Jossigny qui a été taxé d’une forte participation pour l’aménagement de la route Paris-en-Brie (60.000 F);
On lit encore : « Lors de la première enquête, nous avons signalé les inconvénients de divers genres que présenterait le passage du chemin de fer, pour la liberté, la sûreté de la circulation à cause des encombrements aux chemins de traverse, l’effroi que les locomotives font généralement aux chevaux, la difficulté de contenir les troupeaux sur les routes si étroites. Par ces différents motifs, la commune de Serris, disposée d’abord à accueillir le chemin de fer, a fini par le repousser. À moins que des précautions qui seraient plus ou moins suffisantes soient prises ».
Un chemin de fer industriel à une voie de 0,60 m. fut installé, traversant Serris et Jossigny. Il était demandé par la Société Sucrière de Meaux-Villenoy et servait à transporter les betteraves et les pulpes à la Râperie de la Jonchère, sur une longueur de 493 mètres pour Serris. Le départ et la bascule étaient installés au coin de la route de Magny et la route de Chessy. La Râperie pulsait le jus par canalisations souterraines jusqu’à Meaux. Elle était construite au lieu-dit Moulin Bercier, sur le ru de la Gondoire qui fait suite au ru des Gassets. D’énormes camions transportent maintenant directement les betteraves jusqu’à Meaux.
Le petit train fut supprimé à dater du 17 janvier 1930 et remplacé par un service d‘autobus jugé insuffisant, parce que transportant moins de voyageurs à des tarifs exagérés, et n’assurant pas les correspondances avec les trains de Lagny-Paris-Est. Les municipalités n’avaient pas été avisées, ni consultées.
Les rails du petit train furent arrachés par les Allemands pendant la guerre 39-45. La gare de Serris a été démolie en septembre 1978.
Un car assurait aussi le service Meaux-Paris, mais il a été supprimé fin 1974 faute de voyageurs plus nombreux. Le service sur Paris direct était alors assuré par le car de Coulommiers qui passait au carrefour de Serris.